Mardin — un balcon de pierre dorée sur la Mésopotamie.

    Mardin — un balcon de pierre dorée sur la Mésopotamie.

    Une ville de voisins assyriens, arabes, arméniens et kurdes, étagée sur une crête calcaire qui regarde vers le sud, vers le berceau de la civilisation.

    Un portrait éditorial

    Une seule crête de pierre couleur miel, aménagée en terrasses sur deux mille ans.En contrebas, la plaine où l'écriture, la roue et la cité sont nées.

    Mardin est l'un des grands palimpsestes survivants de l'ancien Proche-Orient — une ville où monastères syriaques orthodoxes, médersas artukides, églises arméniennes et demeures ottomanes se trouvent à quelques pas les uns des autres. Entièrement sculptée dans le calcaire local, sa vieille ville s'embrase au coucher du soleil tel un objet unique sculpté se détachant sur l'horizon mésopotamien.

    La vieille ville de Mardin en pierre couleur miel surplombant la plaine mésopotamienne
    La vieille ville

    Une ville taillée dans une seule crête de lumière.

    Nous séjournons dans une demeure restaurée du XVIIe siècle surplombant la plaine, avec des salles voûtées, des fontaines dans la cour et un toit-terrasse qui s'ouvre sur le long silence rose d'un crépuscule mésopotamien. Les matinées se passent en privé avec les gardiens de l'Ulu Camii, de la Kasımiye Medresesi et les orfèvres qui martèlent encore le filigrane telkâri qui définit la ville.

    Les tables sont dressées dans des cours privées — des recettes assyriennes, arabes et kurdes transmises par des voisins qui partagent cette crête depuis plus longtemps qu'aucun empire ne l'a possédée.

    Organiser un séjour privé
    Intérieur du monastère de Deyrulzafaran
    Deyrulzafaran et le monde syriaque

    Là où l'araméen — la langue du Christ — est encore chanté.

    À quelques minutes de la ville, le monastère du Safran de Deyrulzafaran est un centre du christianisme syriaque orthodoxe depuis le Ve siècle. Construit sur un ancien temple du soleil, ses chapelles éclairées à la bougie résonnent encore d'hymnes en araméen — la langue parlée par le Christ.

    Nous organisons des lectures privées avec le clergé résident, suivies d'une table tranquille dans les jardins du monastère — l'après-midi le plus contemplatif qui puisse être offert à un visiteur de Mardin.

    Dîner sur un toit-terrasse avec du vin, surplombant la plaine mésopotamienne
    Une table au-dessus de la plaine

    Un dîner servi face à deux mille ans d'horizon.

    Sur une terrasse privée taillée dans la pierre couleur miel, une longue table est dressée alors que la plaine passe de l'or à l'indigo. Des vins locaux Boğazkere et Öküzgözü sont versés à côté de l'ikbebet, du kaburga dolması et du saç tava — des recettes gardées par les familles assyriennes, arabes et kurdes depuis des siècles.

    Les bougies ne sont allumées que lorsque la dernière lueur quitte la Mésopotamie. De cette hauteur, le silence est plus ancien que tous les empires qui ont tenté de se l'approprier.

    Dinandier de Mardin à son enclume
    Filigrane d'argent telkâri de Mardin
    Telkâri et les dinandiers

    Les dernières mains qui préservent un langage millénaire.

    Dans le bazar couvert, le rythme du marteau sur le cuivre n'a pas cessé depuis l'époque artukide. Nous organisons des visites d'ateliers privées avec les quelques maîtres restants du telkâri — le filigrane d'argent autrefois porté par les femmes de Mésopotamie — et avec les dinandiers dont les récipients dressent encore les tables de la vieille ville.

    Cité antique de Dara — En images

    Une frontière byzantine taillée dans la pierre dorée.

    Du soleil couchant sur la nécropole aux vues aériennes du quartier rupestre, des sarcophages au pied des falaises jusqu'à la longue muraille des façades funéraires — cinq visions cinématographiques de Dara, à l'est de Mardin.

    La nécropole au couchant
    Dara, Province de Mardin

    La nécropole au couchant

    La grande cité rupestre se teinte d'ambre au coucher du soleil — chambres, niches sacrées et façades érodées font de Dara une scène de lumière mésopotamienne.

    Dara vue du ciel
    Vue aérienne, Dara

    Dara vue du ciel

    D'en haut, la ville taillée dans la roche se lit comme le plan d'une frontière — tombeaux, cours et espaces excavés inscrits dans la plaine verte à l'est de Mardin.

    Les tombes de pierre du rebord
    Cour de la nécropole, Dara

    Les tombes de pierre du rebord

    Des sarcophages ouverts reposent sous la falaise, révélant le paysage funéraire d'une ville qui voyait passer caravanes et armées à travers la Haute-Mésopotamie.

    L'arche et la cour silencieuse
    Sanctuaire rupestre, Dara

    L'arche et la cour silencieuse

    Une arche solitaire surgit de l'enceinte taillée dans la roche — une scène de pierre baignée de soleil, de géométrie cérémonielle et du silence qui définit encore les cours intérieures de Dara.

    La longue muraille des tombeaux
    Nécropole panoramique, Dara

    La longue muraille des tombeaux

    Un large panorama le long de l'escarpement couleur miel révèle des façades creusées jusqu'à l'horizon — Dara à la fois forteresse, nécropole et mémoire de frontière.

    La citerne souterraine
    Dara · Mardin

    La citerne souterraine

    La lumière des lampes glisse sur les niches taillées dans la roche vive — un génie byzantin qui abreuvait toute une cité-frontière.

    L'arche solitaire au crépuscule
    Dara · Mardin

    L'arche solitaire au crépuscule

    Là où s'élevaient des palais, une seule arche subsiste — dernière colonne d'une capitale déchue, embrasée par l'heure dorée.

    Le portail au printemps
    Dara · Mardin

    Le portail au printemps

    Après les pluies d'hiver, la nécropole reverdit — un portail de calcaire miel encadrant quinze siècles de silence.

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    Un voyage privé à travers Mardin et le cœur syriaque.

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